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Nombre de pages : 240 pages.

Éditeur : Albin Michel.

Prix : 18€

Date de sortie : 27 janvier 2016.

 

L’histoire : 

« Me faire sauver la vie est l’aventure la plus extraordinaire que j’aie jamais vécue. »

Mon avis : 

Je remercie tout d’abord les éditions Albin Michel pour l’envoi de ce livre ! Ce livre est encore une fois une bonne surprise. J’ai eu du mal dans un premier temps, mais une fois installé dedans, c’était très fort et émouvant.

J’ai eu du mal à rentrer dedans parce qu’il a touché à une de mes peurs. En effet, j’ai peur de l’hôpital, des gros ennuis de santé mais surtout des piqûres ! Autant vous dire que quand j’ai vu que le livre commence par un prélèvement de moelle osseuse… J’ai refermé le livre aussi vite ! Mais j’ai pris mon courage à deux mains et ai continué. Heureusement, ça s’arrange après.

Pour la petite histoire, je ne connaissais absolument pas Mathias Malzieu et avait accepté de recevoir le livre car je pensais, naïvement, que vu le titre, ça serait une histoire sympathique de vampire :p Je découvrais donc M. Malzieu et c’est un conteur merveilleux, plein de poésie et plein d’humour malgré son état… 

Il s’agit donc, vous l’aurez compris d’une autobiographie qui raconte le combat d’un homme contre la maladie. Une maladie qui fait qu’il manque de globules blancs, rouges et de plaquettes. On y suit son combat, mais aussi ses nombreux rendez-vous avec les médecins, le travail des infirmières et de toutes les personnes qui font sa vie. Mais tout cela sans jamais tomber dans le fatalisme, ni dans la tristesse !

 » – De quel groupe êtes-vous ? demande-t-elle. – Dionysos, je réponds.

– Je parlais de votre groupe sanguin. – Ah oui… O+. « 

P. 107

Autant vous dire qu’on est directement happé pour son histoire et on se sent immédiatement avec lui. On est suspendu dès qu’on approche d’un verdict et stressé pour lui aussi au moindre imprévu, au moindre souci. Heureusement il nous montre qu’il est fort et courageux… Il a eu la maladie en 2013-2014, donc je suppose qu’il a du recul depuis, mais il tourne la plupart des situations en dérision et je pense que c’est ce qui fait que je n’ai pas eu de mal à poursuivre ma lecture.

« J’ai la rage de créer. Mettre à distance la réalité pour mieux l’affronter m’est aussi vital que les transfusions de sang » 

P. 141

Ce livre m’a aussi fait réfléchir ! Franchement, on a tous nos petits soucis, et il nous arrive tous de nous dire à certains moments qu’on a une vie de merde… Mais on se rend vite compte avec ce bouquin qu’il y a plus grave et qu’il faut profiter des petits plaisirs de la vie, aussi petit soit-il ! 

 »  Elle revient avec une véritable canette de Coca Light. (…) Cette typographie venue du monde extérieur, ces reflets de chrome et ce rouge acier… Le « clic » si agréablement familier du décapsulage ! Tremper mes lèvres, sentir l’effervescence des bulles sur ma langue, c’est mieux qu’un grand cru de Bordeaux. »

P. 113

Bref : Une belle découverte ! Autant au point de vue de son histoire que d’un point de vue de sa plume. Très poétique, avec beaucoup de dérision et avec tristesse parfois. Mais à aucun moment on le sent abattu ou défaitiste… Une belle ode à la vie 🙂

Ma note : 

Rien à dire…

pcc

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