Nombre de pages : 443.

Éditeur : Belfond.

Collection : Noir.

Date de sortie : 21 février 2019.

Prix : 21,90€

 

On dit que, passé quarante-huit heures, les chances de retrouver une personne disparue sont quasi nulles. Deux jours pour ratisser les bois alentour, frapper à toutes les portes, remuer ciel et terre. Passé ce délai, l’espoir n’est plus permis. Eric, trois ans, a disparu il y a cinq ans. Peu à peu, les affichettes ont jauni, les policiers se sont désintéressés de l’affaire, la vie a repris son cours dans cette petite ville désaffectée de Floride. Pas pour Ben, le grand frère de la victime. Qui ne s’est jamais remis du drame. Qui a vu sa famille sombrer. Mais qui n’a jamais cessé ses recherches. Recruté en tant que magasinier de nuit dans le supermarché même où Eric a disparu, Ben sent que les lieux ont quelque chose à lui révéler. Quelqu’un sait où est son frère, une personne qui prend un malin plaisir à se jouer de lui. Qui ? Le directeur qui n’a jamais collaboré à l’enquête ? Ses collègues auxquels il a accordé trop vite sa confiance ? Mais il y a plus que ça, une présence impalpable, diffuse, qui brouille ses pensées… Qui est ce bad man dont l’ombre inquiétante plane sur la ville ?

Je vous l’ai déjà dit : J’aime énormément les livres de la collection noir de chez Belfond, du coup quand il y en a un nouveau qui sort c’est toujours un grand plaisir pour moi de pouvoir le lire. Celui-ci ne faisait pas exception et j’ai pris beaucoup de plaisir à me plonger dedans ! Merci Belfond pour l’envoi de ce roman ❤

Je dis que j’ai pris beaucoup de plaisir et pourtant ce livre ne pouvait pas plus me faire sortir de ma zone de confort. D’ailleurs ce livre avait tout pour que je ne l’aime pas. Et pourtant, comme quoi il faut toujours tenter, on ne sait jamais, j’ai passé un super bon moment ! 

En fait ce livre est le genre dans lequel il faut se plonger sans trop en savoir… C’est très lent, c’est un roman d’atmosphère, où on prend son temps, où les pierres sont distillés petit à petit. On est dans une vraie ambiance prenante, lourde, presque palpable, où on se dit que tout est possible. C’est un poil angoissant – mais ça ne fait pas peur – et on se demande ce qui nous attend…

Pour autant ne vous attendez pas à beaucoup d’action. Je vous l’ai dit on n’est pas dans ce que j’affectionne habituellement : Oubliez donc les chapitres courts et rapide, les cliffhangers toutes les deux pages et les scènes d’action. En fait on est surtout devant un roman fleuve, un peu à la manière Stephen King, où on s’attarde parfois, entre autre, sur des choses sans importances.

L’histoire en elle-même est intéressante puisqu’on est devant la disparition d’un enfant, chose toujours très touchante. En ce compris la thématique de la place laissée vide par l’absence d’un être que l’on aime. C’était intense de suivre l’histoire de Ben – frère du disparu – et de sa douleur, douleur que l’on ne peut qu’imaginer 😦

Autre grande réussite du livre : L’ambiguïté de Ben… J’ai discuté avec plusieurs ami et selon la personne qui avait lu le livre Ben était quelqu’un de louche ou quelqu’un de normal ! En fait c’est la réussite de l’ensemble du livre. On a du mal à savoir qui est bon, qui est méchant. Qui est coupable de quelque chose, qui est simple spectateur. Ou même qui est fou ou pas !

En fait tout est fascinant de ce point de vue. La fin, par exemple, n’est pas explicite, tout n’est pas raconté, il y a une certaine place à l’interprétation et on peut s’amuser à monter nos propres hypothèses. C’est le genre de livre un peu déroutant, certes, mais qui permet que l’on puisse en parler longuement après 🙂

Ah et petit conseil, retenez bien le prologue, il pourrait vous être utile 😉

 

Très bon roman d’atmosphère !

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