Nombre de pages : 358.

Éditeur : Fleuve.

Collection : Noir.

Date de sortie : 15 novembre 2018.

Prix : 19,90€

 

Bruno Hamel et sa compagne Sylvie forment un couple bourgeois à l’existence tranquille, avec leur fille unique de sept ans. Tout bascule un jour d’automne, où Jasmine ne rentre pas de l’école. Après quelques heures de recherches, elle est retrouvée morte –; elle a été violée et étranglée–;, dans les fourrés près de l’école. Dès lors, l’univers de Bruno vacille. Il se fait de plus en plus distant, gagné par une haine sourde. Aussi, lorsque la police arrête le meurtrier, un terrible projet germe dans son esprit : il va s’emparer du coupable et lui faire payer ce qu’il a fait à sa petite fille. Le jour de sa comparution, il le kidnappe. Tandis que la police fait tout pour le retrouver avant qu’il ne soit allé trop loin, Bruno s’enferme avec le meurtrier dans un chalet isolé, au fond de la forêt québécoise. Sept jours au cours desquels le chirurgien si humain et fou d’amour pour sa fillette s’enfonce dans une folie de vengeance glaciale, jusqu’à ne plus savoir : le monstre, est-ce lui ou l’autre ?

J’avais repéré ce livre dès sa sortie grâce à son synopsis et j’avais hâte de le lire. Finalement, comme trop souvent, je l’ai laissé traîner un peu… Mais j’ai finalement sauté le pas et mon dieu que j’aurais mieux fait de m’y mettre plus rapidement ! Merci aux éditions Fleuve pour l’envoi de ce roman et à Emilie pour la LC

C’est la première fois que je lisais Patrick Senécal et ce qui est sûr c’est que ça ne sera pas la dernière ! Son style est juste complètement addictif et efficace. J’ai rien compris comme on dit dans ces moment-là ^^ Les pages se tournent toute seule, sans effort, sans qu’on ne s’en rende compte et pourtant…

Pourtant ce n’est pas forcément ce que j’aime le plus au départ. L’auteur est ici dans une histoire plutôt calme, où il ne se passe pas grand chose, il n’y a pas de péripéties à outrance, pas de boum boum, pas de sang, de morts,… Non. Dans ces cas-là il faut que ce soit psychologique et bien psychologique, et c’est là que l’auteur réussi son pari

On suit ici Bruno, un homme bien sous toutes les coutures : Médecin reconnu, assez riche, vivant de manière assez aisé, avec une femme et une petite fille. Tout pour être heureux jusqu’à ce que tout bascule et qu’un enfoir* enlève, viole et tue la petite… Bruno est dévasté forcément mais il va réellement pété un câble le jour où il va apprendre que le coupable ne fera pas de prison à vie !

Et c’est là la force du roman : Comment un type normal, sans rien à se reprocher, qui n’a jamais fait de mal dans sa vie va sombrer petit à petit du côté obscur de la force. Comment il va devenir froid, calculateur, détaché de tout – et surtout de toute forme d’humanité – et comment il en arrive à vouloir faire justice lui-même. C’est brillant, non seulement parce que c’est fascinant – l’âme humaine l’est, n’est-ce pas ? – mais surtout parce qu’on ne peut s’empêcher de se mettre à sa place : On le comprend et surtout on ne sait pas dans quel camp être… Oui c’est mal de rendre justice soit-même et oui il n’y a rien qui excuse de devenir sois-même bourreau maiiiiiiiis le meurtrier ne le mérite-t-il pas un peu quand même ? :/

Et puis autre chose très réussie : La course contre la montre ! En effet Bruno annonce aux autorités qu’il va torturer le meurtrier de sa fille pendant 7 jours et il le tuera après… Evidemment les policiers ne peuvent pas laisser faire ça sans réagir – non seulement pour que Bruno ne devienne pas hors-la-loi mais aussi parce qu’il doive protéger la « victime ». Il va donc y avoir une course contre le temps afin de le retrouver avant qu’il ne soit trop tard !

Et tout ça nous amène à la fin… Mon dieu, cette fin ! Autant le dire tout de suite, moi j’étais à fond dedans. Il y a une espèce de suspens au fur et à mesure qu’on approche du dénouement qui fait que vous ne pouvez vous empêcher de l’avaler cul sec ! Bravo l’artiste ^^

Rien à dire, c’était excellent !

 

 

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