Nombre de pages : 374.

Éditeur : Pocket.

Date de sortie : 8 octobre 2015.

Prix : 7,50€

 

Les exécutions sommaires de trois jeunes caïds de Malceny, « plaque tournante de la came pour l’Île-de-France », mettent la SDPJ sur les dents. Mais le capitaine Coste n’a pas peur de mettre le feu aux poudres… À Malceny, dans le 93, on est habitués aux règlements de comptes. Mais un nouveau prédateur est arrivé en ville et, en quelques jours, les trois plus gros caïds du territoire sont exécutés. Le capitaine Coste et son équipe vont devoir agir vite, car leur nouvel ennemi s’implante comme un virus dans cette ville laissée à l’abandon, qui n’attend qu’un gramme de poudre pour exploser. Une ville où chacun a dû s’adapter pour survivre : des milices occultes surentraînées, des petits retraités dont on devrait se méfier, d’inquiétants criminels de 12 ans, des politiciens aveugles mais consentants, des braqueurs audacieux, des émeutiers que l’État contrôle à distance de drone. Et pendant ce temps, doucement, brûle la ville. La dernière affaire du capitaine Coste ? Elle se passe en enfer… 

Après avoir lu Code 93 et Entre deux mondes, Olivier Norek s’est imposé pour moi comme un auteur incontournable, un auteur dont je veux tout lire, ce n’est donc pas une surprise que je lise Territoire – deuxième tome où l’on suit les aventure du capitaine Coste. Et c’était encore une fois une tuerie, si je peux me permettre

Par quoi commencer ? Il faut dire que tout est génial et que je déborde d’enthousiasme ! Peut-être par le style ? C’est ce qui marque directement quand on commence un livre de l’auteur. C’est… C’est… C’est génial ! Ça va vite, on rentre dans le lard, les chapitres sont courts, on tourne les pages à une vitesse folle, sans s’en rendre compte, il se passe plein de choses, on a des cliffhanger en veux-tu en voilà et la liste est longue ! Un vrai page-turner comme on les aime. A ne pas commencer le soir sous peine de ne pas dormir quoi ^^

Et comme si ça ne suffisait pas on peut compter sur ce sentiment que tout est juste, tout est crédible, tout est vrai. Il faut dire qu’on sait tous qu’Olivier Norek est policier dans la vie et ça doit venir de là… Oui, enfin, en cherchant bien je suis sûr qu’il y a d’autres flic (c’est péjoratif le mot flic ?) qui ont écrit des romans et qui ne s’en sorte pas si bien :p Et puis ce que j’aie beaucoup aussi c’est le langage assez « couillu » de l’histoire… Les personnages parlent comme on s’imagine qu’ils parlent dans la réalité, ce n’est pas policé comme partout ailleurs !

Les personnages fonctionnent à merveille également, surtout l’équipe de police de Coste. Coste lui-même est très attachant, il n’a pas sa langue dans sa poche, il est juste et surtout on sent qu’il aime sincèrement son équipe, un peu comme un coq surveille ses poussins ^^ Par contre, niveau amour, il est largué ! Le reste de l’équipe est tout aussi chouette, ça se chamaille, ça se taquine, ça se rue dans les brancards parfois mais ça se serre les coudes dès qu’il le faut… C’est beauuuuuu ^^

Dans ma chronique du premier tome, je vous disais que ce qu’il m’avait manqué c’était de mieux connaître l’équipe. Je n’ai plus du tout cette impression ! Est-ce parce que je les retrouve déjà pour la deuxième fois ou est-ce parce que l’auteur nous en donne plus cette fois ? Je ne sais pas… Ce qui est sûr c’est que je me suis senti plus proche d’eux que jamais !

Côté intrigue, on plonge dans les quartiers chauds/pauvres/trop souvent mis de côté d’une petite ville. Des quartiers aux mains de petits caïds et à la drogue. Et ça fait froid dans le dos ! Je n’oublierais pas de sitôt ce gamin de 12 ans qui est terrifiant ^^ Tout comme est terrifiant le fait qu’une maire se met dans la poche – en aidant donc – ces caïds… Mais après c’est toujours le même problème : On se dit que c’est scandaleux mais la réalité du terrain est là et il faut faire avec ! C’est tout ce que je dirais, j’ai envie de vous laisser la surprise 🙂

Comme pour le premier je n’aurais pas dit non à 100-200-300 pages de plus. C’est comme ça quand on aime, quand l’auteur est doué, quand on est bien dedans, on n’a pas envie que ça s’arrête ! Aller, je me rassure en me disant qu’il me reste encore Surtension 😀

Génial !

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