Nombre de pages : 384.

Éditeur : Flammarion.

Collection : Document.

Date de sortie : 18 avril 2018.

Prix : 22€

 

Comment rester loyal envers les valeurs que vous avez défendues toute votre vie, même quand cette loyauté peut entraîner votre perte ? Le jour où Donald Trump a congédié James Comey, alors directeur du FBI, en mai 2017, il a déclenché un gigantesque incendie politique. Celui qui s’est retrouvé au coeur des flammes a gardé le silence jusqu’à aujourd’hui. Dans ce livre très attendu, l’ancien patron du FBI raconte pour la première fois le rôle historique qu’il a joué lors de l’élection présidentielle de 2016. Tout au long de sa carrière, il s’est illustré en prenant des décisions cruciales dans les affaires criminelles les plus controversées, qu’il s agisse des conflits avec la mafia, de la lutte contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre, des positions de Dick Cheney et George Bush sur la torture ou de l’enquête sur les courriels classifiés d’Hillary Clinton durant les derniers mois de l’administration Obama. Mais surtout James Comey revient en détail sur ses différentes rencontres avec le président Donald Trump à qui il a refusé les gages de « loyauté » qui lui étaient demandés un geste qui lui a coûté très cher. Tout au long de cet ouvrage exceptionnel, fourmillant de révélations, il témoigne de l’importance vitale qu’il y a pour tous les dirigeants comme pour chaque citoyen à encourager une culture qui place la vérité au sommet de leur échelle de valeurs.

Vous le savez maintenant j’aime les autobiographies. Encore plus quand elles sont d’un personnage politique… Ce qui n’est pas tout à fait le cas de James Comey… Mais il l’a côtoyé d’assez près et ça m’intéressait tout de même beaucoup ! Merci aux éditions Flammarion pour l’envoi de ce roman 🙂

Ce livre s’est divisé en deux parties selon moi : Celle non politique ou il nous parle du domaine judiciaire et celle politique ou il travaille au gouvernement.

La partie non politique, qui m’intéressait moins n’est pas pour autant sans intérêt. Il nous explique en effet le fonctionnement de la justice, de comment sont répartis et organisés les cours et tribunaux et surtout de ces fonctions dans cet organigramme. Il nous parle aussi de sa jeunesse et de ce qu’il a poussé à s’intéresser à ce milieu. Il a en effet eu le malheur de se faire home-jacké par un individu qui s’est révélé plus tard être un serial-killer et forcément ça l’a profondément marqué 😦

Mais le plus intéressant est peut-être la mafia. Il nous en parle assez longuement. Je ne sais pas vous mais j’en connais assez peu sur le sujet, si ce n’est les grands clichés et j’avoue que je me suis laissé porté sur le sujet…

Et puis il nous parle de ses supérieur au premier rang desquels Rudolph Giuliani… Ca marque deux points qui seront constant dans son récit : La politique (Giuliani s’est lancé en politique et est connu comme ayant été maire de New-York)(je le connais assez peu, avait une bonne image de lui, mais devrais me renseigner un peu parce que apparemment ce n’est pas joli joli)  et l’importance du management.

Sur le management il nous explique une chose en laquelle j’ai toujours cru aussi : Il faut être gentil et considéré ces subalternes ! On en tire beaucoup plus quand on est comme ça, c’est selon moi un fait ^^

Et on arrive à la deuxième partie bien plus politique ! J’en aurais retenu quatre choses qui m’ont tout particulièrement intéressé. Tout d’abord son expérience au département de la justice sous le mandat de George W. Bush (vous saviez que le W. veut dire Walker ? Non ? Ben c’est cadeau ^^). En effet on apprend que Bush a lancé une loi en 2002 pour renforcer certaines choses après les attentats du 11 septembre. Quand un Président fait ce genre de chose il demande l’avis du département de la justice pour voir si c’est légal… En 2002 Comey n’était pas là et le département avait rendu un avis favorable. Sauf que Comey se rend vite compte que cet avis ne repose sur rien et donc ne le renouvelle pas. C’est le début d’un long bras de fer avec Bush et son équipe et c’était passionnant !

On passe ensuite au Président Obama… Pas grand chose à en dire, il répète à souhait que c’est un bon Président, qu’il est à l’écoute, qu’il considère tout le monde, bref rien de passionnant. Ce qui m’a marqué c’est qu’Obama a la réputation d’être bien moins cool en privé qu’en public mais que Comey n’en dit rien :/

On en arrive ensuite à Clinton (Hillary, pas Bill) et à cette fameuse affaire des e-mails ! La partie qui m’intéressait le plus, vous vous en doutez sûrement. Tout d’abord il faut admettre que James Comey explique tout ça très clairement et c’est compréhensible, je pense, à tous. Ensuite forcément il aborde les choses d’un point de vue légal et bien moins affectif que ne l’a fait Clinton dans ces mémoires. Enfin ce qui est rassurant, quand même, c’est que son histoire est la même que celle d’Hillary ! Deux choses m’auront marqué : Il comprend très vite que le dossier est vide et qu’il ne sauront jamais prouver que cette dernière à fait quelque chose d’illégal, j’ai donc un peu de mal à comprendre pourquoi il fait autant traîner les choses… Et puis quand l’affaire rebondi une semaine avant l’élection il hésite à le dire publiquement se disant qu’il favorisera Trump. Il fini par le dire quand même parce qu’il ne veut pas que les Américains apprennent avoir élu quelqu’un ayant fait quelque chose d’illégal sans rien savoir… Oui sauf que Trump était aussi sous le coup d’une enquête mais que pour lui il n’a rien dit. Il justifie ça en disant que l’enquête de Clinton était bien avancée, celle de Trump non. Mais enfin pour moi le résultat est le même : Les Américains auraient pu découvrir qu’il avait voté pour quelqu’un qui a fait quelque chose d’illégal sans le savoir. A mon sens s’il parlait pour l’un il devait parlé pour l’autre :/

Enfin, le dernier point concerne Trump. Et c’est glaçant ! Je pense qu’on a tous appris à connaitre Trump depuis le temps. On sait tous que c’est un clown et un imbécile. Sans parler du racisme,… Mais on s’en rend encore plus compte sur ce livre. Une scène m’a marquée : Lors d’un dîner entre James Comey et le Président (ce qui est déjà très inhabituelle, le FBI étant apolitique le Président ne fréquente normalement pas le patron de l’organisation), le Président prend le menu en main dit que c’est très joli et que c’est fait à la main, Comey répond que oui et que c’est calligraphié et le Président répond… Non pas Calligraphié, c’est fait à la main ! Voilà voilà, voilà ^^

Passionnant !

 

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