Bonjour les amis,

On se retrouve en ce dimanche pour la deuxième interview que j’ai pu réaliser lors du dernier salon du livre ! En effet, Barbara Abel a accepté de m’accorder une interview dans laquelle on a parlé de son dernier livre – L’innocence des bourreaux – Ma chronique ici.

Rendez-vous était pris à 17h, et bien qu’un peu rassuré par ma première… Je n’en menais pas large mais l’auteur fut d’une incroyable gentillesse ! Allez, allons-y !

IMG_20160220_172804_0

Si vous deviez décrire votre dernier roman, « L’innocence des bourreaux », en trois mots, lesquelles choisiriez-vous ?

Quotidien, Bouleversement et émotions.

La relation parents-enfants est présente dans votre dernier livre comme dans les autres. Vous vous inspirez de votre relation avec les vôtres ?

Oui, bien sûr. Enfin, je ne m’inspire pas de ma relation avec mes enfants parce que dieu soit loué, elle est assez sereine. On se dispute parfois mais comme tous les parents et enfants… Mais c’est vrai que je m’inspire de l’émotion maternelle envers l’enfant et je m’inspire de mes peurs, de mes angoisses, de tout ce que le fait d’être maman implique. C’est à dire que tout d’un coup on a une forme d’amour que l’on ne connaissait pas avant, une forme de peur que l’on ne connaissait pas avant aussi et je m’amuse à mettre tout cela en scène. Mais en essayant de rester assez légère car lire un thriller doit rester plaisant… Même si j’aime faire souffrir les lecteurs jusqu’à un certain point.

Je crois savoir que l’idée de ce roman vous ait venu d’abord de l’envie de raconter une histoire « chorale », où l’on suit le chemin de plusieurs personnages en même temps… C’était une vraie envie de votre part?

Oui, parce que dans tous mes autres bouquins le nombre de mes personnages est toujours assez réduit. Voilà, je ne me sentais pas capable, peut-être, de manier un nombre de personnages importants, et là, avec une certaine expérience et un certain nombre de livres à mon actif, j’ai décidé de me lancer dans plusieurs personnages et de les mener de front. Mais en fait, j’ai pris beaucoup de plaisir, ça m’a beaucoup amusé, donc pari réussi ! En tout cas, au niveau du plaisir.

Là, il est question de destin. Croyez-vous en cette notion de destin ?

Eh bien, dans ce cas-ci ce n’est même pas le destin, c’est le hasard. Y’en a qui vont faire leurs courses là tous les jours, les chances qu’ils soient-là étaient nombreuses et y’en a qui sont là par accident mais comme tout le monde ! Moi, je vais souvent dans des endroits où je ne vais jamais et donc voilà, j’avais envie de mettre ce tour du hasard qui prend un chemin auquel personne ne s’attend et mettre des personnages qui vivent tous une situation particulière et de mettre tout ça dans un shaker et de tout secouer et voir ce que ça donne. Et, par contre là je suis d’accord, de tirer les fils de ces différends destins. Et ça, ça m’a beaucoup plu.

Vous avez l’habitude de jouer sur la notion d’angoisse, plus que sur le sang, les meurtres et les meurtriers. Pensez-vous que ça touche plus les gens ? Si oui, en quoi?

Non, c’est pas ça, c’est que mon point de départ c’est que ce sont toujours des gens ordinaires qui sont dans un contexte ordinaire et puis il va leur arriver quelque chose d’extraordinaire. Et donc, je m’inspire de mon quotidien, et le simple fait est que je n’ai pas d’armes dans mon quotidien et je ne saurais pas comment m’en procurer une si je le voulais donc voilà… Une arme, c’est particulier et dans le quotidien où l’on vit, c’est pas facile d’en trouver. Du coup, je fais avec les moyens du bord, si moi je devais tuer quelqu’un je ne saurais pas sortir une arme donc il faudrait que je cherche une solution.

Comment faites-vous pour travailler si finement les rouages des esprits de vos personnages ? Vous vous documentez sur la psychologie?

Alors, évidemment je fais des recherches, c’est une évidence, on ne peut pas écrire une histoire qui tienne la route sans faire des recherches au niveau des personnages. Après, c’est vrai que ce que je fais, c’est que je me mets à la place du personnage, je me pose toujours la question « Tiens, si je me trouvais à sa place, avec son caractère, son tempérament, sa façon de réagir, son passé, son histoire, comment je réagirais? ». Et je choisis toujours le chemin le plus logique et en général ça fonctionne. Il faut toujours rester très crédible, c’est Mark Twain qui disait « La seule différence entre la réalité et la fiction, c’est que la fiction doit être crédible », et ça c’est devenue un précepte que j’applique tout le temps ! Donc, je pousse assez loin mais toujours en restant assez crédible.

Une question que tout le monde se pose. Y’aura-t-il une suite à « Après la fin » ?

Oui, si je trouve une bonne idée !

Et il n’y en a pas pour le moment…

Ben, disons que je veux en trouver une très très bonne. Et on ne trouve pas toujours une aussi bonne idée comme ça.

Avez-vous des habitudes d’écriture particulières, une routine ?

J’ai des enfants, donc non. J’écris dès que je peux, quand ils sont à l’école par exemple ! Je n’ai pas de routine particulière, non, je m’y mets dès qu’ils ne sont pas là parce que ce n’est pas possible sinon. Je n’écris déjà pas le week-end ni le mercredi après-midi. Donc, je dois vraiment m’y mettre quand j’ai le temps.

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ?

En fait, ça a commencé… Je voulais être comédienne… Et donc, j’ai fait du théâtre et à un moment j’ai écrit et joué dans une pièce. Quand ça été fini, je me suis rendue compte que j’avais pris autant de plaisir à l’écrire qu’à jouer et donc je ne me suis plus arrêtée!

Avez-vous été influencé par quelqu’un en particulier ? Vous avez des auteurs préférés ?

Non, pas vraiment. Je n’ai pas d’auteurs fétiches. Je n’ai pas vraiment l’esprit « fan », et il n’y a pas vraiment d’auteur dont j’aime tous les livres. J’aime lire mais je n’ai pas d’auteurs préférés.

Vous avez d’autres projets en cours ?

Je travaille à mon prochain roman…

On peut en savoir plus ? Sa date de sortie ?

Il sort en octobre…

Et, allez, un scoop, son titre ?

Non, je ne peux pas 🙂 (On rit…)

Un conseil pour ceux qui veulent commencer à écrire ?

Oui, et le premier conseil : Il faut écrire ! Beaucoup, même si on pense que ce n’est pas terrible. Et puis lire aussi, ça permet de se nourrir, de comprendre les mécanismes et de prendre des trucs. Après, il ne faut pas recopier ! Mais on peut s’inspirer et les mettre à sa sauce. Il y a des trucs qui m’ont été inspiré par d’autres mais vous ne le savez pas parce que je les ai tellement travaillé, retourner dans tous les sens et mis à ma sauce que l’idée de départ n’est plus vraiment présente ! Et puis, surtout, prendre du plaisir ! Je ne crois pas qu’il soit possible de créer dans la douleur.

*****

Merci, encore, une fois à Barbara Abel pour sa disponibilité et sa gentillesse 🙂

Voilà, j’espère que ça vous a plu ! 😉

téléchargement (2)

 

 

Publicités